dimanche 8 juin 2008

Si tendre et si douce, comme une mélopée infinie tu surgis du crépuscule comme une sirène fantasque. sentir au lever l'imminente fraicheur de ta bouche, fais de moi un serviteur farouche, prêt à cultiver nuit et jour les roses qui t'ont vu naître.

Jalousée comme personne, adulée comme personne, je te garde prisonnière d'un mal inconnu, qui n'est autre que mon amour invincible. parmi les mille et un soupirs que ton cœur a regretté, je n'en garde qu'un, le souvenir troublant de ma vanité.

L'innocence de ta chair n'a su que m'émouvoir, sans peur et sans loi, mes yeux hagards t'expriment leur détresse. je ne suis qu'un misérable, vendeur de rêves et de supplices, asservi par les mirages d'un paradis perdu, sifflant dans l'air des odes malheureuses, langoureuses et frénétiques de passions.

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